
Le Burkina Faso a inauguré, lundi à Ouagadougou, sa première raffinerie nationale d'or, d’une capacité initiale d'affinage de 164 tonnes (T) par an, dans le cadre de sa politique de transformation locale des ressources minières.
Baptisée "RAFFINOR-BF", l’infrastructure est le fuit d'un investissement de plus de 11 milliards de FCFA (environ 19 millions de dollars), mobilisé par l’État burkinabè, notamment à travers la Société nationale des substances précieuses (SONASP), en partenariat avec le secteur privé national, indique le Service d’information du gouvernement (SIG).
Dotée de technologies automatisées, la raffinerie dispose, dans sa première phase de fonctionnement, d’une capacité d’affinage de 164 T d’or par an, qui devrait être portée à terme à 515 T.
L'usine comprend notamment une fonderie, un laboratoire d'analyse et un espace sécurisé de stockage. Construite selon les normes internationales, elle permettra de transformer l’or doré en lingots d’or fin d’une pureté de 99,9 %.
"Notre ambition n'est plus d’être juste un pays qui extrait et qui amène sa matière première dehors. Nous voulons affiner tous nos métaux sur place (…) nous voulons avoir toute la chaîne de valeur sur place", a déclaré le président burkinabè, Ibrahim Traoré, lors de la cérémonie d’inauguration.
Dans le livre d’or de la raffinerie, le chef de l’État a également souligné la volonté de son pays de maîtriser davantage l’industrie extractive, estimant que les ressources du sous-sol doivent profiter pleinement à la population.
A travers la RAFFINOR-BF, les autorités burkinabè ambitionnent ainsi de traiter localement la production aurifère nationale, industrielle et artisanale, et de positionner le pays comme un pôle de référence pour l’affinage de l’or en Afrique de l’Ouest.
Source : MEDI1TV — MEDI1 NEWS
































