
Ils transportent les marchandises, alimentent les marchés, acheminent les exportations marocaines vers l’Europe et constituent l’un des maillons essentiels de la chaîne logistique nationale.
Mais aujourd’hui, les professionnels du transport routier tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. La contestation porte cette fois sur le soutien au carburant : les organisations professionnelles dénoncent une réduction annoncée de 40 % d’une tranche d’aide correspondant à la deuxième moitié du mois de juillet, ainsi que des retards dans le versement de plusieurs tranches.
Elles menacent de recourir à une grève nationale. Mais derrière cette crise immédiate se trouve une revendication beaucoup plus ancienne : l’indexation des tarifs du transport sur l’évolution du prix du carburant et, plus largement, sur celle des coûts d’exploitation.
La Fédération du transport et de la logistique de la CGEM avait elle-même appelé, en mars, à la mise en place d’un mécanisme d’indexation des tarifs. Pour les transporteurs internationaux, d’autres difficultés viennent s’ajouter : visas des chauffeurs, contraintes européennes, franchise de 200 litres de gasoil en Espagne, mais aussi pression sur les coûts et concurrence sur les marchés européens.
Alors, le problème du transport routier est-il devenu celui d’un modèle économique qui ne permet plus aux professionnels de répercuter leurs coûts ? Et au-delà de l’aide au carburant, quelles réformes permettraient de rendre le secteur durablement compétitif ?
Le point avec Amer Zghinou, président de l’Association marocaine des transports routiers intercontinentaux (AMTRI-Maroc).
Source : MEDI1TV — MEDI1 NEWS
































