
Au Maroc, le bras de fer entre le ministère de la Justice et l'Association des Barreaux du Maroc se poursuit. Malgré l'adoption du projet de loi 66.23 par le Parlement et sa saisine de la Cour constitutionnelle, les avocats poursuivent leur grève, paralysant une partie de l'activité des tribunaux depuis plusieurs semaines.
Pour les représentants de la profession, ce texte ne constitue pas une simple réforme technique ; il remettrait en cause l'indépendance de l'avocat, l'autonomie des Ordres et plusieurs garanties constitutionnelles. Pour le ministère de la Justice, au contraire, la réforme défendue vise à moderniser une profession essentielle au fonctionnement de la justice.
Au-delà du désaccord, c'est une question fondamentale qui est posée : jusqu'où l'État peut-il réformer une profession indépendante sans porter atteinte à son autonomie ? Eléments de réponses avec Zakaria Mrini, avocat au barreau de Casablanca et ancien président de l'Association des jeunes avocats de Casablanca.
Source : MEDI1TV — MEDI1 NEWS
































