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Covid-19: des sociétés pharmaceutiques s’engagent à ne pas faire circuler de vaccins prématurément

Covid-19: des sociétés pharmaceutiques s’engagent à ne pas faire circuler de vaccins prématurément
Dimanche 06 septembre 2020 à 11:16
Un groupe de sociétés pharmaceutiques qui se font concurrence pour être parmi les premiers à développer un vaccin contre le coronavirus comptent s'engager au début de la semaine prochaine à ne pas faire circuler de vaccins qui ne respectent pas des normes rigoureuses d'efficacité et de sécurité.
 
La déclaration, qui n'a pas encore été finalisée, vise à rassurer le public sur le fait que les entreprises ne chercheront pas à obtenir une approbation prématurée des vaccins sous la pression politique de l'administration Trump, selon la presse US.
 
Et de rappeler que le président Trump a fait pression pour qu'un vaccin soit disponible d'ici octobre, soit juste avant l'élection présidentielle, et qu'un nombre croissant de scientifiques, de régulateurs et d'experts en santé publique ont exprimé leur inquiétude quant à ce qu'ils considèrent comme un modèle de torsion politique de la part de l'administration Trump dans ses efforts pour combattre le virus.
 
De son côté, le conseiller en chef du programme de vaccination de la Maison Blanche, Moncef Slaoui, a déclaré qu'il était "extrêmement improbable mais pas impossible" qu'un vaccin soit disponible d'ici la fin octobre aux Etats-Unis.
 
Dans une interview accordée à NPR, le Dr Slaoui, l'un des deux chefs de l’Operation Warp Speed, a expliqué que les directives envoyées par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) aux États pour se préparer à un vaccin le plus tôt possible à la fin du mois d'octobre était "la bonne chose à faire" au cas où un vaccin serait prêt à ce moment-là.
 
"Ce serait irresponsable de ne pas être prêt si tel était le cas", a-t-il dit, soulignant toutefois qu’il y avait de "très, très faibles" chances qu’un vaccin soit prêt avant l’élection du 03 novembre.
 
Le Dr Slaoui a confirmé que les deux principaux candidats, appelés vaccin A et vaccin B, étaient en cours de développement par Pfizer et Moderna. Il a expliqué qu'il n'y avait "aucune intention" d'introduire un vaccin avant la fin des essais cliniques et que les essais ne seraient achevés que lorsqu'un comité indépendant de surveillance de la sécurité, distinct du gouvernement, aura confirmé l'efficacité du vaccin.
Source : MEDI1TV.COM avec MAP
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